Le Lycéen

15 mars 2010

La une du journal

Editorial:

Le journal Le Lycéen a com­mencé il y a huit ans par un rêve d’un pro­fesseur. Un jour, il a partagé ce rêve avec ses élèvesDSC00510. Ces derniers l’ont transformé en un projet de classe. Ainsi, le journal a connu le jour. Il est devenu une réalité. Au fil des ans, cette réalité est devenue une tradition. Cette tradition a été honorée au niveau national et à plusieurs reprises. Maintenant, ce journal a franchi le seuil du devoir et il est devenu une res­ponsabilité partagée. Impossible de faire mar­che arrière.

    Chaque mardi matin, les mem­bres du club du journalisme scolaire du lycée se donnent ren­dez-vous pour remettre leurs tra­vaux, répartir les tâches entre eux et prendre le défi de partici­per au concours du meil­leur journal scolaire en langue fran­çaise de l’année 2010. Les thè­mes proposés cette année tour­naient autour des droits de l’enfant, de la citoyenneté et de nos souve­nirs de la langue fran­çaise.

   Tous les membres du staff de ré­daction ont travaillé avec abné­ga­tion et dévouement. L’authenticité et l’originalité étaient leur souci, le journal était leur devoir, le concours repré­sentait pour eux un espoir. Merci aux organisateurs et surtout à l’AMEF qui nous ont créé cette espace de compétition. Merci à tous ceux qui nous ont aidés à faire naître cette treizième édi­tion. Merci à M. le directeur et à tout le staff administratif qui nous ont facilité la tâche.

Benali Mohammed

Le grand événement de l'année 2009

Le mois de novembre de l’année 2009 était un mois exceptionnel pour la région d’Errachidia et ses habitants puisqu’il était marqué par la visite royale tant attendue. Durant son séjour à Errachidia, à Erfoud et à Imilchil, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a lancé plusieurs projets socio-économiques importants pour mettre à niveau les municipalités de la région en matière

de voirie, d’éclairage public, d’aménagement des espaces verts et de création de nouvelles unités sportives et récréatives.

          Cette visite royale a donné un nouveau souffle à toute la région  de Tafilalet. Elle a montré l’attachement des habitants au trône. Seulement, nos responsables doivent être à la hauteur des attentes de Sa Majesté le Roi Mohamed VI afin de mettre en place un bon décollage du développement durable.

Maliki Alaoui Amine 1 Sc. 4

Nos condoléances

Le vendredi 19 février

2010 a

connu l’effondrement de la mosquée Bradiyine à Meknès. Cette catastrophe patrimoniale et humaine a causé 41morts et 75 blessés. En cette occasion douloureuse, le staff de rédaction du journal Le Lycéen présente ses condoléances aux familles des victimes. Notre journal a reçu un témoignage éprouvant de la part d’un dénommé Younes : Un père a laissé son enfant dans la voiture et il est allé faire la prière à la mosquée. Après le drame, l’enfant attend le retour de son père mais il n'est pas revenu.

Il est vrai que la pluie et l’ancienneté de l’édifice sont tous des raisons qui ont causé ce drame. Toutefois, il ne faut sous-estimer  la part de l’erreur humaine.

Staff de rédaction

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La page 2 du journal

La fille, l'être banni

A

fille

u Maroc, il y a juste quelques décennies, la fille était considérée comme une femme de ménage et une poupée de plaisir. Aujourd’hui, et depuis qu’on lui a accordé un peu de liberté, la femme marocaine a pu montrer tous ses talents et ses capacités et elle a accédé aux grands postes sans difficulté. 

Cependant, à Errachidia, les gens sont encore attachés aux traditions. Malgré le développement économique et socioculturel qu’a connu le pays et malgré la présence massive des principes de la religion musulmane qui accordent à la fille et à la femme beaucoup de droits, l’inégalité entre les sexes reste fort présente dans plusieurs familles filalies.

A titre d’exemple, chez plusieurs familles, la naissance d’un garçon est plus préférée à celle d’une fille. Cela se constate le jour du baptême. Si le bébé est un garçon, tous les membres de la famille sont actifs et joyeux. Mais, si c’est une fille, la joie est presque absente. Cette réaction est due peut-être au fait que le garçon va assurer la continuité du nom de la famille et il protégera en quelques sortes l’unité de l’héritage. Par contre, la femme est ses biens seront entre les mains d’un étranger. Ainsi, on arrive même à dire, lorsqu’une femme donne naissance à une fille : «Ca serait mieux si la fille est née morte ».

En ce qui concerne l’éducation, les parents tendent à valoriser plus le garçon car ils le voient fort, plus intelligent et capable d’assumer les responsabilités. Par contre, la fille est considérée par eux comme un être faible, fragile et incapable d’affronter la dureté de la vie extérieure.

Dans plusieurs régions éloignées du centre urbain d’Errachidia, la fille trouve beaucoup de difficultés à continuer ses études. Elle est préparée pour devenir une bonne qui sait très bien faire le ménage et une lapine qui donne la vie à plusieurs enfants.

En plus, chez plusieurs familles conservatrices, on laisse entendre que la femme à trois sorties dans sa vie : la première est sa sortie du ventre de sa mère, la deuxième est sa sortie vers le foyer de son mari et la troisième est sa sortie vers sa tombe.

Même au niveau des jouets achetés pour la fille, on remarque qu’il y a une grande discrimination. En effet, elle passe son temps avec sa poupée et ses ustensiles de cuisine en miniature ce qui participe à la construction de sa personnalité, de ses désirs et de son avenir.

Miriam Amghar 1 Sc. 4; Hafid Alaoui Kaouthar 1 Sc. 4

L'inégalité scolaire:

D

epuis l’apparition de la vie sur cette planète, personne ne peut vivre seule : Ni homme, ni femme. De même chez les animaux. Alors, que peut-on dire de ceux qui avancent que les garçons sont naturellement supérieurs aux filles ?

Il est vrai que les garçons ont une structure physionomique plus forte que les filles. D’ailleurs, c’est ce qui leur laisse le droit de dire que la fille doit rester à la maison pour enfanter et veiller sur les enfants.

Dans la région d’Errachidia, et sous prétexte que l’établissement scolaire est éloigné, plusieurs parents interdisent à leurs filles de continuer leurs études. D’ailleurs, c’est l’une des causes qui expliquent pourquoi les statistiques de mariage précoce sont en altitude.

Ceci dit, il ne faut pas nier l’effort fourni par l’Etat, dans ces dernières années, afin de scolariser la fille et de l’aider à prouver ses compétences et à s’exprimer sans complexe. Mais tant que la société errachidie est encore enclavée par le poids des traditions et de l’autorité masculine, plusieurs filles vont s’arrêter à mi-chemin.

Elamraoui Khadija 1 Sc. 4


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La page 4 du journal

Enquête

La vie des handicapés à Errachidia.handicap2

S

uite à un problème organique, génétique, accidentel ou psychique, un être peut être ou devenir un handicapé. Une personne qui représente une incapacité physique, mentale, intellectuelle ou sensorielle durable.

Pour voir de plus près la vie de cette catégorie de personnes, j’ai effectué une visite à l’association « Rachad » pour les personnes à conditions particulières. Le nombre des handicapés adhérant à cette association s’affiche comme suit :

Mode d’handicap

sexe

masculin

féminin

Fonctionnel

54

36

Mental

16

02

Psychomoteur

15

18

Mutisme

03

00

Surdité et mutisme

05

05

Cécité

02

02

mongoliens

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02

Plusieurs handicaps

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L’entretien que j’ai effectué avec quelques adhérents de cette association m’a permis d’avoir une vue générale sur les difficultés auxquelles se heurtent les handicapés dans cette ville.

D’abord, ils ont tous exprimé qu’ils se sentent opprimés, marginalisés et parfois même maltraités. Ils représentent pour leurs familles un lourd fardeau puisqu’ils nécessitent une tierce personne pour subvenir leurs besoins quotidiens. Ensuite, ils ont affirmé avec unanimité qu’Errachidia est une ville qui n’a pas les infrastructures nécessaires  pour accueillir les handicapés. Ces derniers rencontrent beaucoup de difficultés à circuler en ville, à y accéder aux administrations, à travailler, à recevoir les soins médicaux.

A part une ou deux associations qui les accueillent avec leurs moyens de fortune, il n’y a pas un espace de divertissement et de loisir à ces personnes en situations particulières, il n’y a pas un médecin spécialisé chargé de leur soutien psychologique et le pire c’est qu’ils ont des difficultés à être scolariser puisqu’il n’y a pas des enseignants spécialisés pour recevoir ce genre particulier d’apprenants.

D’après mon entretien avec eux, on peut déduire que les services gouvernementaux ont encore du travail à fournir pour aider cette catégorie sociale à vivre dignement et sans discrimination.

Omar Kayas 1 Sc.6

Une petite ville et beaucoup d’accidents

            Il n’y a pas un jour qui passe sans entendre le retentissement des sirènes de l’ambulance qui sillonne les rues d’Errachidia afin de secourir une victime d’un accident. Les enfants qui conduisent des bicyclettes sont les êtres les plus touchés. Il est vrai qu’il existe des chauffeurs de taxi et des automobilistes qui se montrent irresponsables mais parfois la faute est commise par l’enfant lui-même.

            En effet, il y a des enfants qui ne respectent plus le code de la route. Ils roulent au milieu de la rue croyant qu’ils sont « Surperboy ». Ils se montrent indifférents et bouchent leurs oreilles avec les écouteurs de leurs baladeurs.

      Donc, avant de monter une deux roues, pensez qu’il y a deux êtres qui vous attendent.

El Boukhali Meryem 1 Sc. 5

Permettez-moi de rêver !

Il est vrai que ce n’est qu’un rêve. Pourtant, c’est ce que je peux faire. Alors permettez-moi de rêver qu’un jour en me réveillant dans cette ville si connue par ses ressources humaines et touristiques de ne pas trouver un enfant portant des haillons en train de mendier dans les rues de la ville ; de ne pas trouver un enfant hors des murs de l’école sous prétexte qu’il est démuni ou handicapé et de ne pas trouver un enfant mort sous les roues d’une voiture ou parce que le centre de santé n’a pas les moyens pour le sauver. Malheureusement, ce n’est qu’un rêve.

M. Amine Maliki 1 Sc. 4

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La page 5 du journal

Avis aux parents

Chers parents,

Nul ne peut nier que la vie sans vous n’est qu’une profonde souffrance. Si on est vivant, c’est grâce à Dieu et grâce à vous. Vous étiez toujours présents à nos côtés, prêts à subvenir tous nos besoins, à veiller à notre sécurité et à notre santé.

Or, parfois, on remarque que vous ju­gez mal nos actes. Avez-vous pensé à connaître les raisons qui nous poussent à faire des choses qui ne vous plaisent pas ? Avez-vous essayé un jour de cesser de vous comporter avec nous comme des adultes qui savent tous et de devenir des amis à qui on peut faire confiance ?

Chers parents, en plus de tout ce que vous nous avez entouré, on veut aussi vo­tre amitié car si on la trouve pas à la mai­son, on va la chercher ailleurs.

Signé : vos enfants qui vous aiment.

Imane El Khoukhi 1 Sc. 4

*************************

Au nom de tous les enfants, on fait appelle à la compréhension de nos chers pa­rents. Vous devez comprendre qu’on fait par­tie d’une nouvelle génération, que notre vie a besoin d’un peu de sentiments, de quel­ques bonnes façons et d’un savoir avanta­geux…

De prime abord, une éducation équili­brée nécessite une véritable vision pour atteindre les butes prévus. En d’autres ter­mes, le sentiment de la parenté et de la res­ponsabilité sont les plus importants dans l’action de l’éducation, cette action qui est soumise à une condition : Savoir éduquer c’est pouvoir communiquer. Quand on ne dis­cute pas, on ne s’entendra jamais. En ef­fet, le dialogue est si important pour acqué­rir une bonne éducation. C’est le seul moyen qui permettra à l’enfant de partager ses pensées, son imagination, ses problèmes et ses plaisirs.

Faut-il rappeler que les parents doi­vent être des êtres exemplaires puisque l’observation et l’imitation représentent la base et la référence de tout apprentissage?

Ayoub kharkhach 1 Sc. 4

Polémique:

L’enfant à Errachidia arrive-t-il à jouir de son temps libre ?joie

¨    Vision optimiste:

Le jeu représente pour l’enfant un élément vital pour l’épanouissement de sa personnalité. A Errachidia, la rue représente pour les enfants du quartier le lieu favori pour se rencontrer et jouer ensemble des jeux spécifiques selon les saisons. Le football et le basket-ball sont leurs meilleurs passe-temps. D’autres s’inscrivent aux clubs des arts martiaux comme le karaté et le taekwondo.

IL existe également à Errachidia deux centres de jeunesse où l’enfant passe son temps libre très agréablement à jouer ou à lire dans la bibliothèque du centre.

En été, beaucoup d’enfants préfèrent aller à la piscine ou à Meski qui est très célèbre par sa source bleue. Les familles motorisées passent des moments magnifiques au bord du barrage Hassan Eddakhil d’Errachidia.

Bouarafa Nisrine 1 Sc. 5

*********************triste_gr

¨    Vision pessimiste:

Dans un milieu où se répandent la pauvreté et l’analphabétisme, la rue reste le seul éducateur de l’enfant. Les parents laissent errer leurs petits qui commencent à apprendre des jeux à risques.

En effet, certains jouent avec des lance-pierres pour tuer les pigeons et parfois, ils blessent les passants.

D’autres, jouent au ballon parfois pied nu dans des espaces où il y a des morceaux de verre tranchants, des clous  roués ou des pierres pointues. Les filles se lancent dans des scènes de ménage et de cuisine tout en utilisant des boîtes de conserve rouées. Loin de la surveillance parentale, les enfants commencent à apprendre à dire les gros mots, à tenir leurs premières cigarettes, à se droguer et à manipuler le couteau.

Bref, l’enfance est une étape fondamentale de la vie qui forme la personnalité de l’être humain soit positivement, soit négativement. Donc, et les parents et les autorités locales sont concernés.

Miriam Amghar 1 Sc. 4


Blague:

Le père : Mais où est ton bulletin ?

Le fils : Je l’ai prêté à mon ami. Il voulait faire peur à son père.

El Amraoui Khadija 1 Sc. 4

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14 mars 2010

La page 6 du journal

Enquête:     Le travail des mineurs: une réalité accablantetravail_enfant_3

A

u Maroc et malgré la signature de l’accord international contre le travail des enfants de moins de 16 ans, le travail des mineurs continue à exister d’une manière décevante.

A Errachidia, plusieurs enfants quittent l’école primaire pour aller travailler. Ils œuvrent dans des conditions très éprouvantes. Ils ne se disposent ni de congés, ni de temps libre alors que le rendement demandé est tellement excessif.

La majorité de ces enfants se lancent dans des secteurs pénibles à savoir l’agriculture comme la cueillette des olives et des dattes, la garde du bétail ou le labour des champs. On compte aussi le secteur de la menuiserie, la mécanique, le bâtiment, le commerce ou même la récupération des déchets.

En côtoyant ces petits êtres malheureux, on a pu découvrir les raisons qui les poussent à travailler si jeunes.  L’analphabétisme et la pauvreté des parents, l’éloignement du collège, l’exode rural, la cupidité des patrons qui cherchent une main d’œuvre moins cher et plus docile et un système éducatif qui ne débouche pas forcement vers l’emploi sont tous des facteurs qui favorisent l’épanouissement de ce travail illégal. En les écoutant, on a pu vous transmettre les témoignages suivants :

ü Rafiq: "mon travail consiste ramasser les métaux (cuivre, aluminium…) et les vendre."

ü Ahmed: "À 14 ans, je me suis déjà coupé un doigt. Mais je n'y peux rien. Je suis revenu travaillé car ma famille à besoin d'argent."

ü Hassan: "Mon père est mal payé. Je dois l'aider pour nourrir notre famille."

ü Sliman: "Je suis l'aînée de ma famille. Mon père ne travaille plus. Il est malade. C'est à moi que reviens la responsabilité de toute ma famille."

ü Jawad: "J'ai honte de demander de l'argent à mes parents. Je travaille pour avoir de quoi acheter mes habits, mes fournitures scolaires et pour donner de l'argentà mes parents."

Le grand malheur est que ces innocents s’exposent chaque jour à différents risques et accidents comme l’intoxication, la maladie, la violence physique, les injures et parfois même un handicap à vie occasionné par les accidents de travail.

Bref, le travail des enfants favorise la perpétuité du cercle vicieux de la pauvreté, de l’analphabétisme et de l’handicap. Ainsi, il entrave en quelque sort le développement et l’évolution de notre pays.

Dessin de Soufian Refk Allah 1Sc.6

Omar Kayas 1 Sc.6


Les enfants de la rue : petits êtres, grande souffrance.

            A cause de la pauvreté, du divorce, de la violence ou de la mort des parents, plusieurs enfants se trouvent dans la rue sans abri ni toit. La nuit, ils dorment sur des cartons près un café, d’un immeuble ou dans la gare routière. Le jour, ils sont cireurs, vendeurs de sacs en plastique ou mendiants devant les portes des mosquées. Ils supportent n’importe quelle souffrance pour gagner quelques dirhams.

En plus du mauvais traitement, ils subissent des violences corporelles voire même sexuelles.

           Personnellement, je ne peux pas imaginer leur souffrance alors qu’ils sont encore jeunes, seuls et incapables d’assumer la responsabilité. C’est pour cela, les autorités locales doivent réagir pour les sauver et les prendre en charge.

Rahmaoui Aïcha 1Sc.6

La violence contre l’enfant :

un massacre de l’homme de demain

        De nos jours, la violence contre les enfants est phénomène social très répandu d’une manière inquiétante. A Errachidia, certains parents se montrent sévères envers leurs enfants. Par ignorance, ils croient que la colère, la correction corporelle ou les insultes sont les seuls moyens utiles et efficaces pour éduquer un enfant. Ces gens là recourent à ce comportement parce qu’ils estiment que la tendresse et la gentillesse sont des signes de faiblesse de leur autorité.

        Ce dur traitement suscite chez les enfants des traumatismes psychiques et émotionnels très graves comme la peur, l’inquiétude, le chagrin, l’enfermement sur soi, la timidité et absence de la confiance en soi. Certains enfants commencent même à abhorrer leurs parents et à penser à la fugue ou au suicide.

          Pour remédier à ce phénomène, il faut que les parents assouplissent leur comportement vis-à-vis leurs enfants et créent avec eux une relation basée sur le respect et la responsabilité et non sur la peur et la haine.

         Ces dernières années, le Maroc commence à s’intéresser aux enfants en lançant un plan d’action national baptisé « pour un Maroc digne de ses enfants ». Ce plan opte pour une vie saine et droite pour l’enfant marocain. Parmi les axes de ce plan il y a la protection des enfants contre le mauvais traitement, l’exploitation et la violence. Plusieurs centres de protection de l’enfance à Casablanca et à Marrakech commencent à voir le jour. A Errachidia l’heure n’est pas encore venue pour rendre justice à ces êtres innocents.

Nuigui Sarah 1 Sc. 6; Rarhou Hanae 1 Sc. 4

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La page 7 du journal

Un regard sur la santé des enfants à Errachidialogo_ministere_de_la_sante

D

e nos jours, il est évident que l’accès aux soins et à la protection de la santé humaine est un droit fondamental, voire même vital. Le Maroc est l’un des pays en voie de développement  qui a fait un pas géant dans l’application

de son programme de santé qui se subdivise en trois volets :

Le volet préventif comme le cas de la généralisation et la gratuité des vaccins ; le volet curatif qui cherche à alimenter le pays par un arsenal de médicaments et le volet éducatif qui vise à sensibiliser le citoyen aux méfaits de certains actes reliés au tabac, au diabète ou aux M.S.T. (les Maladies Sexuellement Transmissibles)

         Pour voir de plus près la situation sanitaire des enfants à Errachidia, nous avons contacté le service de la pédiatrie à l’hôpital Moulay Ali Chérif (l’hôpital provincial de la région). Le corps médical était bien accueillant et il nous a fourni toutes les informations nécessaires pour mener à bien notre sujet.

         Selon les responsables et durant l’année 2009, sur l’ensemble des enfants admis à l’hôpital, 11% ont connu la mort. Ce qui représente un pourcentage alarmant. Parmi les maladies qui menacent la vie de l’enfant errachidi, on cite : la méningite, les infections pulmonaires, la déshydratation, l’épilepsie, le diabète, les piqûres des scorpions et les intoxications.

        A part le côté héréditaire, les pédiatres que nous avons contactés nous ont signalé trois facteurs essentiels qui causent la maladie ou même le décès de l’enfant à savoir la pauvreté, l’analpha-bétisme et le poids des traditions.

          En effet, une grande partie de la population de la région vit dans des conditions précaires. Les familles sont incapables d’assurer les frais de déplacement et de soins de leurs enfants. Ainsi, ils se convertissent par ignorance vers quelques traditions parfois meurtrières :

·   Chez beaucoup de femmes enceintes, on n’a pas cette culture de consulter le médecin pendant la période de grossesse.

·   D’après les statistiques, près de 60% des femmes donnent naissance à leurs enfants à la maison. Ainsi, et loin de l’intervention médicale, on assiste soit à la mort de la mère, soit à la mort de l’enfant, soit à la mort des deux à la fois.

·   Lors de l’accouchement à domicile, certaines sages-femmes traditionnelles utilisent des instruments tranchants non stérilisés. Ce qui provoque des infections dangereuses comme le tétanos néonatal.

·   Après la naissance de l’enfant, certaines traditions dictent aux mères d’appliquer l’antimoine aux yeux des bébés et le henné sur leurs cordons ambilocaux. Ces gestes peuvent provoquer des inflammations sérieuses et parfois même la cécité.

·   Une fois que l’enfant tombe malade, on tente à le soigner à domicile en utilisant des herbes et des plantes médicinales. Ce qui l’expose à des intoxications parfois très graves.

        Pour conclure, notre gouvernement doit doubler les efforts et mener une politique globale dans le but d’améliorer la situation sanitaire de nos enfants puisque un bon état de santé favorise un équilibre économique de la société. Reste à signaler que la scolarisation de la fille joue un rôle très important dans la préparation d’une mère responsable car chaque fille qu’on enseigne est une génération qu’on gagne.

Omar Kayas 1 Sc.6

Hafid Alaoui Kaouthar1Sc.4

El Amraoui Khadija 1 Sc. 4

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Coup d’œil sur

les enfants

abandonnés :

         En visitant l’hôpital Moulay Ali Chérif à Errachidia, on ne restera jamais insensible devant la section des enfants abandonnés. Des petits êtres que leurs parents ont abandonnés de bon gré. Il est vrai qu’il y a des infirmières qui prennent soin eux et qui leur donne à manger, toutefois, ils souffrent d’un manque d’intérêt, d’amour et affection.

         

Lors de mon enquête à l’hôpital, j’ai rencontré une des femmes qui s’occupe de ses enfants abandonnés. Elle m’a bien accueillie et elle a répondu à toutes mes questions à cœur ouvert.

Q. : Combien d’enfants avez-vous ici ?

R. : Actuellement, on a dix.

Q. : Qui vous amène ces enfants ?

R. : La police, les gendarmes et parfois des femmes laissent leurs enfants à l’hôpital.

Q. : Qui s’occupe de leur nourriture ?

R. : C’est l’hôpital qui les prend en charge. Toutefois, il y a des associations civiles qui nous amènent des vêtements, du lait, etc.

Q. : Comment sont les conditions de vie dans cet espace ?

R. : On essaye de créer une ambiance familiale. Ils ont la télévision, les jouets et chacun à son propre lit.

Q. : Quel est le nombre de femmes qui s’occupe de ses enfants ?

R. : Nous sommes huit femmes et nous travaillons à tour de rôle.

Q. : Quelles difficultés avez-vous rencontrées en vous occupant de ses enfants ?

R. : Jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé de difficultés. Mais, on espère encore de l’aide de la part des gens d’Errachidia.

Q. : Depuis quand cette maison est construite ?

R. : il y a presque une année.

Q. : Et avant, ils étaient où ?

R. : ils étaient à l’hôpital au service de la pédiatrie.

Q. : A l’âge de leur scolarisation, qu’est ce que vous faites ?

R. : je ne sais pas vraiment parce qu’ils sont encore petits et il y a plusieurs familles qui veulent adopter ces innocents. Donc, jusqu’à présent, on n’a pas été confronté à ce problème.

          Ces êtres innocents ont besoin de vous, de vos visites, de vos sourires, de vos cadeaux. A chaque fois que vous pensez à vos enfants, pensez à eux. Ils méritent votre attention.

Hafid Alaoui Kaouthar1Sc.4

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La page 8 du journal

Nos parents se vantent…

A

chaque fois que nos parents nous font des reproches, ils nous racontent l’histoire de leur enfance dont ils sont fiers. Ils sont fiers de devenir ce qu’ils sont alors qu’ils n’avaient rien. En effet, à leur époque, il n’y avait ni télévision, ni internet, ni dictionnaire. Leurs jeux étaient plutôt simples et traditionnels. La lecture des journaux et des romans était leur passe-temps préféré. La tenue vestimentaire était la dernière chose à laquelle ils pensent. Leurs repas quotidiens tournent autour du thé, du pain et des dattes et pourtant ils étaient en bonne santé, ils avaient une très bonne mémoire et surtout un très bon niveau en langue française. Certes, ils avaient des enseignants français, la plupart des matières étaient en français, mais ce qu’ils avaient de plus précieux c’était leur volonté de fer d’être les meilleurs.

Par contre, à notre époque actuelle, l’enfant est devenu un être fragile et stressé. La télévision, l’internet et les baladeurs ont tué chez lui le sens de l’imagination, le plaisir de communiquer avec son entourage, la volonté de prendre un bouquin entre les mains et le lire. Alors, peut-on considérer le développement technologique comme un fait avantageux? C'est plutôt un  inconvénient destructeur de la vie des générations futures si on n’arrive pas à contrôler notre dépendance.

Bouarafa Nisrine 1 Sc. 5; El Boukhali Meryem 1 Sc. 5


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L’avis des parents concernant la chute de la langue française.

P

our réaliser notre article sur la place de la langue française dans l’enseignement marocain, nous avons demandé l’aide de nos parents qui nous ont témoigné quelques raisons qui expliquent cette décadence. En voici leurs propos :

L’arabisation de l’enseignement marocain a joué un grand rôle dans la chute du niveau de la langue française. Ainsi, toutes les matières enseignées maintenant sont en langue arabe sauf la matière de la langue française. Aussi, le nombre d'heures réservées pour cette langue dans certaines branches reste insuffisantes. D’un autre côté, l’enfant marocain a changé ses habitudes épistolaires. Maintenant, il écrit ses lettres SMS ou ses E-mail en arabe mais avec l’alphabet français. Il ne faut pas oublier aussi que même les professeurs ont changé. A vrai dire, à notre époque, l’enseignement était un art où l’enseignant fait son travail par amour et avec dévouement. Maintenant, l’enseignement est devenu un simple métier où  l’intérêt personnel prime tout autre chose.

Si on veut améliorer le niveau de la langue française chez l’élève marocain, il faut revoir un peu nos méthodes d’enseignement.

Hafid Alaoui Kaouthar 1 Sc. 4; El Amraoui Khadija 1Sc. 4

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On apprend le français pour quel intérêt?

D

e nos jours, il est fortement discuté le sujet de l’apprentissage de la langue française au Maroc. On se demande tout le temps pourquoi le niveau du français chez les marocains a connu un recul. A mon avis, cela est dû à un problème d’intérêt.

           Dans les années soixante-dix et quatre-vingts, le poids de la colonisation était encore présent. Les situations de communication en français étaient presque quotidiennes. Le programme scolaire était enseigné en français. La plupart des enseignants du secondaire étaient des francophones. Même les dialectes marocains étaient bourrés de mots français. A la télévision, la moitié des programmes étaient en français.

          Actuellement, tout à changer. Tout a été arabisé et marocanisé. La langue française est restée limiter à l’enseignement supérieur et au monde des finances et des affaires. La majorité des élèves ne ressentent plus l’intérêt de cette langue dans leur vie quotidienne. Et si on donne un peu d’attention à cette langue, c’est juste pour ne pas avoir de mauvaises notes à l’examen.

Omar Kayas 1 Sc. 6

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La page 9 du journal

La clé de la réussite

La langue française, au Maroc, est une clé qui offre à celui qui la possède la possibilité d’ouvrir plusieurs portes de l’avenir. Celui qui détient cette langue arrive facilement à trouver un travail, à poursuivre ses études à l’étranger. Par contre, celui qui ne la maîtrise pas trouvera du mal à assurer son avenir.

Maâtalla Abderahime 1sc.4

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Pourquoi beaucoup d’élèves sont nuls en français ?

   En observant ma classe qui comporte quarante-six élèves, on découvre qu’on a tous de sérieux problèmes en langue française. Il y en a certains qui n’arrivent même pas à déchiffrer un passage de l’œuvre. A part la base qui fait défaut pour la plupart, l’enseignement du français est devenu plutôt littéraire que fonctionnel. On donne plus d’importance aux règles et à l’écrit qu’à la communication. On augmente le nombre des élèves par classe et on limite les heures de langue.

Si on fait ce journal, c’est par miracle et avec l’aide de notre professeur qui nous encourage à donner le meilleur de nous même, même si on sent qu’on n’a rien.            Imane El Khoukhi 1 Sc. 4

Je me souviens très bien de langue française…abc_blocks

L

orsque j’étais en primaire, j’avais beaucoup de problèmes à apprendre la langue française. J’étais toujours sanctionné par le professeur lors de la récitation de l’alphabet, d’un poème ou d’un dialogue. Peut être, c’était la peur d’être puni qui m’a facilité la tâche de l’apprentissage si difficile.

          Une fois au collège, et grâce aux efforts fournis par mes parents et grâce aussi au changement de l’établissement, j’ai surmonté tous les obstacles que j’avais en langue française. Maintenant je fais partie d’un staff de rédaction d’un journal scolaire en langue française. C’est génial !

Omar Kayas 1 Sc. 6

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L'emprunte du prof.


D

epuis que j’avais 5 ans, j’avais une envie folle de percer de secret qui se cachait derrière le mot « français » que j’entendais beaucoup dans mon entourage. Je l’imaginaire un ogre horrible pas facile à vaincre.

Au fil des ans, et à l’aide de mes parents qui m’ont bien orientée, je commence à aimer cette langue et à y avoir de très bonnes notes. Toutefois, le meilleur souvenir que je gardais de cette langue est ma participation à la rédaction d’un journal scolaire en langue française niveau collège avec Madame Yousfi qui nous a beaucoup aidés à le réaliser. Il est vrai qu’on n’a pas eu le concours mais au moins nous étions fiers et satisfaits de notre expérience.

             Cette année, j’ai encore eu la chance de participer au journal Le Lycéen avec notre professeur M. Benali qui ne cesse de nous encourager et nous orienter à donner le meilleur de nous même.

Miriam Amghar 1 Sc. 4

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La clé.

D

epuis la maternelle, on s’était habitué à répéter  des chansons et  des comptines que je trouvais souvent difficiles à comprendre, comment ferai-je alors pour les apprendre ? A l'école primaire, on apprenait un peu de grammaire, de conjugaison,  de lexique et d’orthographe. Certes cela joue un rôle importent pour maîtriser la langue. Toutefois ça reste un français abstrait par rapport à vie quotidienne ! Au collège, j’étais déçu encore une fois. Du moins, jusqu'au moment où on a rencontré M. Hassan, notre professeur. Son esprit ambitieux avait un effet bénéfique sur notre comportement vis-à-vis la langue française. Avant, le français était considéré comme une matière, après, elle est devenue notre meilleur loisir. En effet, M. Hassan voulait former de nous et de notre activité la génération des  ‘petits écrivains marocains’ et On a produit des nouvelles et des poèmes et on a pu découvrir nos talents de futurs héritiers de la littérature magrébine.

Cette expérience m'a donné la confiance en moi et m'a permis d'aimer cette langue. Mon père me dit toujours que la clef de la langue est au fond de nous. Il suffit de le chercher. Et voilà, avec notre journal Le Lycéen, je crois que j'ai encore une fois trouvé la clé qui ouvrira les portes de l'avenir.                   Ayoub kharkhach  1 Sc. 4

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La npage 10 du journal

Chantons l'hymne national: soyons citoyens

L

orsqu’on est au primaire, on chantait l’hymne national avec ferveur et gaîté. Une fois au collège, on commence à ledrapeau chanter moins fort. Au lycée, on se croit assez grand pour chanter comme les petits.

            Nous sommes des marocains et nous sommes fiers de l’être et personne ne peut douter de notre amour envers notre patrie, notre mère, notre berceau. Seulement, nous devons saisir que si nous aimons, nous devons apprendre à exprimer notre amour et le fait de saluer le drapeau national est une consécration de notre identité marocaine.

L’hymne national représente pour chacun de nous, notre dignité et un pilier de notre  citoyenneté. N’attendez jamais que quelqu’un d’autre le fasse à votre place. Alors, chantons tous ensemble notre hymne national et soyons de bons citoyens.

Mouslim Alaoui Hafsa 1 Sc. 6

Rahmaoui Aïcha 1 Sc. 6

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Le vrai sens de la citoyenneté

La citoyenneté ne se restreint pas seulement à avoir une carte d’identité nationale. Elle consiste à participer au projet commun du développement de la patrie. Un bon citoyen est celui qui assume ses devoirs avant de réclamer ses droits. C’est celui qui respecte les institutions et son environnement. C’est celui qui participe activement à l’évolution et au progrès de sa

patrie.

     En tant qu’élève, qu’avez-vous fait pour devenir un bon citoyen ? Avez-vous la curiosité de connaître notre pays et son histoire ? Avez-vous l’audace de réciter chaque matin l’hymne national ? Respectez-vous vos professeurs, vos camarades et votre emploi du temps ? Avez-vous participé à un club scolaire pour mettre en valeur votre solidarité ?

Charra Hajar 1 Sc. 4

La fuite des cerveaux un geste de non-citoyenneté

euros

I

l était une fois, une mère qui a sacrifié tout ce qu’elle a de si cher, pour satisfaire le moindre besoin de son enfant le plus cher. Une fois qu’il a grandi, il est devenu un génie. Ingrat, il a décidé un jour de faire un aller sans retour et d’abandonner ce cœur palpitant de tendresse et d’affection tout court. Ne regardant que ses intérêts, sa mère, hélas, deviendra un passé enterré.

C’est l’histoire d’un Maroc qui a donné naissance à des bambins qui sont devenus par la suite des génies. Une fois qu’ils ont eu un savoir, ils ont dit au berceau au revoir. Le Maroc, le cœur brisé se demande : 

« Maintenant que tu m’as quitté,

Est-ce une fuite ou bien une trahison ?

Est-ce une poursuite de l’argent ?

Est-ce comme ça et pour de bon

Que tu va dire merci à celui qui t’a mis des gants »

Le génie camoufle son visage, verse quelques larmes d’excuse et murmure :

« Oh ! Mon pays !

Chez toi j’ai pas trouvé un avantage

Je ne serai pas le seul à jouer le sage,

Et a occupé un petit ouvrage,

Pour ne pas être dans le chômage,

La citoyenneté, c’est un adage,

Qu’il fallait m’apprendre au démarrage,

Maintenant, c’est  trop tard, c’est la rage,

C’est la fuite vers la cage des avantages, 

C’est vraiment dommage… »

On comprend alors qu’avant de produire un génie, il faut penser à semer dans son cœur un grain de citoyenneté, un amour pour sa mère patrie.

Ayoub kharkhach 1 Sc. 4

Ahmed El Omari Alaoui  1 Sc. 4


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La page 11 du journal

Le foot et la citoyenneté:maroc_foot

Ces dernières années, le football marocain a connu une chute décevante. Alors, on commence à se demander pourquoi on est arrivé à un tel déshonneur alors que notre passé était glorieux et honorant.

       Nul ne peut nier que nous avons les meilleurs joueurs qui jouent dans différentes ligues et clubs européens mais on a perdu toutes les qualifica­tions alors que l’Egypte par exemple qui n’a pas une équipe aussi profession­nelle que la notre,  a ga­gné cette année la coupe d’Afrique pour la troi­sième fois. Donc, on n’arrive pas à localiser la source du problème : est-ce un problème d’entraîneur, de finance, de compétences ?

            A mon avis, notre chute est due à une carence en matière de citoyenneté. Si les égyptiens ont gagné malgré leurs modestes compétences, c’est parce qu’ils ont joué pour hono­rer leur patrie, ils ont une responsabilité envers leur peuple. Ils ont fait un tra­vail d’équipe où règne le respect mutuel entre les joueurs. Ils ont montré leur religion, leur éduca­tion à la citoyenneté plus qu’ils ont montré leurs talents dans le jeu. Voilà pourquoi nous on a perdu.

Omar Kayas 1 Sc. 6

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Pour une éducation à la citoyenneté

E

n plus du savoir qu’on donne à l’élève durant tout son processus sco­laire, l’école, le collège et le lycée sont tous amenés à préparer l’élève à deve­nir un bon citoyen. Il ne l’est pas encore, mais il est en formation civique. Voici quelques principes qu’on doit adopter dans notre vie estudiantine et quotidienne pour prouver à nous même et aux autres qu’on est de bons ci­toyens :

*   On doit apprendre à être responsables et à partici­per activement dans la réalisation de nos projets.

*   On doit être un membre actif dans un ou plusieurs clubs de l’établissement et à participer à des services communautaires

*   On doit apprendre à être juste et à prendre des dé­cisions conscientes.

*   On doit apprendre à écouter le point de vue de l’autre et à respecter sa différence.

*   On doit apprendre à dis­cuter sans se disputer.

*   On doit apprendre à être fier de notre patrie et de notre patrimoine.

*   On doit être fidèle, ser­viable et altruiste.

Bouarafa Nisrine 1 Sc. 5

Hafid Alaoui Kaouthar 1Sc. 4

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Ne soyez pas des enne­mis de la citoyenneté.

I

L existe des parents et parfois des enseignants qui disent à l’enfant « tais-toi » « obéis et sans discuter » « ne touche pas » « si tu casses ce jouet je te casse » « soit sage et ne parle pas », etc. Ces adultes en disant cela sont en train de tuer sa personnalité et son sens d’initiative. Par leurs ac­tes, ils vont produire un citoyen faible, dépendant et incapable de prendre ses décisions seules. Alors j’appelle tous les parents et les enseignants à faire attention à ce qu’ils disent afin de ne pas la citoyen­neté dans son berceau.

Rerhou Hanae 1 Sc. 4

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Poème:

Je m’exprime…

Je ne suis pas comme eux

Ils ne sont pas comme moi

Nos yeux se ressemblent peu

C’est pas les mêmes choses qu’on voit

Si je pleure devant mon miroir

Ils se régalent et montrent la joie

Si je narre mes cauchemars

C’est pour ne pas devenir la proie

Derrière les barreaux de ma solitude

Jai toujours cherché ma gloire

Derrière mes livres et mes études

Il y a une lampe qui chasse le noir

Je me demande toujours pourquoi

Le monde se montre si agressif

Y a-t-il quelque chose en moi

Qui le rend si incompréhensif ?

My Ahmed El Omari Alaoui 1Sc.4

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La page 12 du journal

Y a-t-il une citoyenneté envers les prisonniers ?

D

epuis la nuit des temps, l’Homme essaye d’organiser sa vie en rela­tion avec l’autre. A travers, des lois, des codesprisonnier et des compromis, on a délimité les propriétés, les interdits et les libertés. Or, celui qui ne respecte pas cette législation sera impitoyablement puni par le législateur. Toutefois, ce dernier a-t-il pensé un jour pourquoi le cri­minel est devenu un criminel ? La société n’est-elle responsable dans la propagation des crimes ? A-t-elle bien joué son rôle envers les orphelins, les délinquants et les sans abris afin de ne pas devenir de vrai malfaiteurs ?

      Dans son célèbre roman Le Dernier jour d’un condamné, Victor Hugo a fortement culpabi­lisé la société qui, par son indiffé­rence et sa cruauté, pousse l’être à faire son crime et ensuite le punit alors qu’il est victime.

     Dans le chapitre 26 du ro­man, on apprend l’histoire d’un enfant qui a perdu ses parents à l’âge de six, au début il mendié sur les chemins, mais à partir de neuf ans, il

commence à faire des connaissance avec le monde du vol et de la criminalité. A l’âge de 17 ans, il fut condamné à vivre 15 ans de sa jeunesse à ramer dans les galères. Après sa sortie, il n’avait pas d’argent et personne ne voulut embaucher un ancien forçat. Il vola un morceau de pain pour calmer sa faim et ils l’ont condamné à per­pétuité. Il s’évada de la prison et devint avec une bande un agres­seur et un tueur. une fois arrêté, il fut condamné à mort.

Si on a pris soin de cet en­fant et on lui a trouvé une place chez une famille et dans une école, est qu’il        allait devenir un voleur ? Si on a préparé le jeune prisonnier à réinsertion facile dans la société, est ce qu’il allait volait pour la deuxième fois ?

Plusieurs criminels sont en prison parce que la société n’a pas fait son devoir de citoyenneté.

El Amraoui Khadija 1 Sc. 4

Miriam Amghar 1 Sc. 4

Blagues:

-    Quelle est la différence entre un fonctionnaire et un chômeur ?

-    La seule différence qui existe entre eux est la fin du mois. Le premier est payé pour son chômage alors que le deuxième non.

Hafid Alaoui Kaouthar 1 Sc. 4

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        Lors d’un concours, l’examinateur pose la question suivante : « Conjuguez le verbe manger au présent de l’indicatif. »

Les dix premiers candidats ont tous répondu : «  je mange ; tu manges, il mange, etc. » et la réponse de l’examinateur était toujours la même : «  C’est faux ! Au suivant. »

         Le 11ème candidat a répondu : « je mange, tu manges. Tu manges, Tu manges. Il mange, tu manges. Nous mangeons, tu manges… »

        Avant même de terminer, l’examinateur a dit : « C’est très bien. Mes félicitations »

Miriam Amghar 1Sc.4

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      Le policier à un automobiliste : vous n’avez pas vu le feu rouge ?

L’automobiliste : Si ! C’est vous que je n’ai pas vu.

Imane El Khoukhi 1 Sc. 4


Ecrire sur les murs : est-ce un droit ou un pro­blème de citoyenneté ?

D

ans plusieurs pays et cultures, écrire sur les murs s’inscrit dans le ca­dre de la liberté d’expression et représente même une nouvelle ten­dance artistique.

          Dans nos établissements scolaires, les élèves préfè­rent exprimer et montrer sur les murs, sur les tables et sur les portes ce qu’ils n’osent pas l’exprimer sur le papier. Le mur re­pré­sente pour eux un espace de pu­blication gratuite ou on fait des an­nonces, des déclarations d’amour, des insultes…

         

Parfois c’est amusant mais plusieurs fois, ces graffitis tou­chent à la vie privée des autres ainsi que leur dignité. Faut-il savoir que la li­berté de l’un s’arrête là où commence la liberté de l’autre.

    Un bon citoyen est celui qui veille à la propreté de son entourage et son envi­ronnement. Et comme on dit au Maroc « le meilleur est celui qui laisse sa place propre ».

   Il y a des élèves qui ont des talents extraordinaires dans le domaine de la peinture et de la calligra­phie, pourquoi ne pas uti­liser ce don pour décorer  nos établissements scolai­res par des fresques mu­rales ?

Rahmaoui Aïcha 1 Sc. 6


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La page 14 du journal

Interview:

Le club de l’éducation à la citoyenneté et aux droits de l’homme

P

armi les clubs les plus actifs de notre lycée, il existe et depuis 2004 le club de l’éducation à la citoyenneté et aux droits de l’homme. Un club qui a fait et depuis six ans de sa naissance plusieurs activités dans le domaine de la citoyenneté et des droits de l’homme et de l’enfant. Pour voir de plus près leur champ d’investigation, on a réalisé une interview avec lasecourisme présidente du club Mlle Fatima Zemahi, professeur de philosophie au lycée.

Le lycéen : Bonjour et merci d’avoir répondu à notre demande.

La présidente du club : Avec un grand plaisir. C’est mon devoir.

Le lycéen : Quels sont les buts de votre club ?

La présidente du club : On vise la propagation de la culture des droits de l’homme dans le lycée et son entourage. On cherche à amener les élèves à devenir des acteurs effectifs dans la vie scolaire et mettre en vigueur les thèmes du respect, de la responsabilité, de la tolérance.

Le lycéen : Quels sont les rôles des élèves membres au club ?

La présidente du club : les membres doivent proposer, élaborer leurs projets et participer aux plans d’action de ce club.

Le lycéen : Quels étaient les projets réalisés par le club l’année dernière?

La présidente du club : On a organisé des ateliers sur les droits de l’homme, le secourisme, la progression de l’esprit de la solidarité. On a fait aussi un atelier sur la lecture de l’image publicitaire et cinématographique. On a organisé une soirée artistique et éducative au profit les prisonniers mineurs et on a rendu

visite les enfants abandonnés. Au niveau sportif, on a organisé un tournoi de foot entre les classes du lycée.

Le lycéen : Quelles sont vos projets  pour cette année scolaire ?

La présidente du club : on a décidé de faire des journées ouvertes sur le thème de la jeunesse et la citoyenneté et d’organiser un concours de création autour de ce sujet.

Le lycéen : A votre avis, comment un élève peut devenir un bon citoyen ?

La présidente du club : pour le devenir, il faut d’abord sortir de son individualisme, s’intégrer dans son milieu social et participer à son développement.

Le lycéen : Merci encore une fois et au revoir.

La présidente du club : Merci à vous et bonne continuation

Bouarfa Nisrin 1 Sc. 5

Boujada Manar 1 Sc. 5

El Boukhali Meryem 1 Sc. 5

Le club scientifique pour la santé et l’environnement

S

ous la présidence de M. Sadiqi, professeur des sciences de la vie et la terre, Le club scientifique pour la santé et l’environnement encadre 24 élèves membres. Ce club a pour but d’habituer les élèves au travail du groupe, développer leurs compétences dans les domaines de la science et de la santé. Les sensibiliser aux bons comportements de santé et encourager leurs inventions et leur créativité.

       

Parmi les activités réalisées par le club cette année : un colloque sur le virus H1N1 avec la coordination de la délégation du ministère de la santé ; un colloque sur les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) ; des sorties de découverte…

Megouri Kaoutar T.C. Sc. 8

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Le club de la protection de l’environnement

S

ous l’égide du professeur Souhir ben Abdellah professeur de l’Histoire géographie, les membres du club de la protection de l’environnement ont tracé comme objectif cette année la création d’un espace vert au sein de l’établissement. Ainsi et dès les premiers jours du mois de mars, on s’est lancé dans une compagne de nettoyage suivie d’une préparation des trous de plantation ensuite et avec l’aide nos partenaires, on plantera une quarantaine de plantes de l’oranger.

Mardi Yassine

2 L

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La page 16 du journal

Une ville cinématographique sans salle de projectionaffiche_festival_cinema_errachidia

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ersonne ne peut nier le rôle moralisateur et divertissant que joue le cinéma dans la vie quotidienne des gens. La région d’Errachidia est connue comme la concurrente d’Ouarzazate au niveau du tournage des films internationaux.

Selon, M. Charqi Ameur, critique, réalisateur cinématographique et président de l’association « Al Qabas du cinéma et de la culture », la dite association a organisé quatre festivals cinématographiques à Errachidia et cette année, elle est en train de préparer la 5ème édition qui aura lieu du 17 au 21 mars 2010.

       

Selon M. Ameur, la région d’Errachidia et surtout Erfoud regorge de professionnel du domaine en dépit du manque total de l’infrastructure cinématographique. Faut-il rappeler que la ville d’Errachidia reste jusqu’à maintenant sans salle de cinéma ?

Nuigui Sarae 1 Sc. 6

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Annonces sportives

Le club sportif du lycée a l'honneur de vous informer que l'équipe du basket junior des filles et l'équipe du volet junior des garçons ont gagné le championnat régional de l'académie et ils se sont qualifiés aux rencontres inter-académies  qualificatives au championnat national.

       Nous attirons votre attention que l'année dernière, notre équipe du volet junior des garçons a remporté le championnat national dans sa catégorie.

         Nous sommes vraiment fiers d'avoir constitué la première équipe féminine du football au niveau de toute la province d'Errachidia.

Porte parole du club

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Créations poétiques

Cœur qui soupire

"J'en ai marre de cette vie"

C'est ce que dit l'adolescent,

Il s'allonge sur son lit,

Il a envie d'une boisson !

*         *        *

Pour rafraîchir son cœur,

Il contemple la nature,

Et dessine les caricatures.

Mais toujours a mal au cœur.

*         *         *

Qui te dérange Ô jeune homme !

Rien, il fait un somme,

Rêve, il s'est étendu dans son lit.

*         *         *

C'est un amour n'est ce pas ?

Dit la vérité et sois un roi !

Ne soit pas un maladroit.

Ayoub kharkhach 1 Sc4

Aimer les gens

Aimer les gens

C'est plus que l'argent

Aimer les gens,

C’est avoir un cœur bon,

Sans  rancune ni goudron.

Soyons généreux aussi qu'estimables

Dans nos gestes et nos façons,

Soyons vigilants et possédons,

Les règles d’un aimable :

Rencontrer un vieux,

L'aider c'est mieux,

L'aveugle qui ne voit,

Aidons-le à faire ses pas,

Pour adoucir un triste

Ajoutez-le dans votre liste.

Et voilà…

Aimer les gens

Sûrement c’est plus que l'argent.

Puisqu’un bienfait

Chez Dieu, il sera récompensé.

Ayoub kharkhach 1 Sc4

Sans rancune

C’est vraiment un malheur,

Ce que je ressens dans mon cœur.

Si un ami te fait un jour du mal

S’il te touche par un geste sale

Ne cherche jamais à lui rendre la balle

Montrez lui qu’il est devenu un chacal

Qu’il perdu son statut par son geste banal

Mouslim Alaoui Hafsa 1 Sc. 6

Si j'étais…

Si j’étais un pigeon

Je sèmerais la paix aux environs

Si j’étais un stylo

Je serais un critique avec mes mots

Si j’étais une lampe

Je serais la lueur des démunis qui rampent

Si j’étais une clé

J’ouvrirais les portes de la paix.

La classe 1 Sc. 6

Sans famille

Il est beau comme un ange

Il a un passé qui le dérange

C’est un enfant sans père

Sans frère protecteur ni mère

Il se balade au bord de la rivière

Sans amis il ne joue guère

Il passe son temps à errer

Il ne rit pas il a envie de pleurer

Il souhaite avoir un foyer

Un cœur tendre et des jouets

Mais il ne rencontre que des sévères

Qui ont un cœur dur comme une pierre.

Miriam Amghar 1 Sc. 4

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10 mars 2010

Bienvenus au blog du journal Le Lycéen

         Le rédacteur en chef du journal Le Lycéen vous souhaite la bienvenue. le journal de cette année 2009-2010 est élaboré autour de trois thèmes:

  • Les droits de l'enfant
  • La citoyenneté: moi et l'autre
  • le français: souvenirs.

      Ce journal va participer au concours du meileur journal scolaire en langue française de l'année 2010. Je souhaite à toute l'équipe de la rédaction une bonne chance et que le meilleur gagne.

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