Un regard sur la santé des enfants à Errachidia
e nos jours, il est évident que l’accès aux soins et à la protection de la santé humaine est un droit fondamental, voire même vital. Le Maroc est l’un des pays en voie de développement qui a fait un pas géant dans l’application
de son programme de santé qui se subdivise en trois volets :
Le volet préventif comme le cas de la généralisation et la gratuité des vaccins ; le volet curatif qui cherche à alimenter le pays par un arsenal de médicaments et le volet éducatif qui vise à sensibiliser le citoyen aux méfaits de certains actes reliés au tabac, au diabète ou aux M.S.T. (les Maladies Sexuellement Transmissibles)
Pour voir de plus près la situation sanitaire des enfants à Errachidia, nous avons contacté le service de la pédiatrie à l’hôpital Moulay Ali Chérif (l’hôpital provincial de la région). Le corps médical était bien accueillant et il nous a fourni toutes les informations nécessaires pour mener à bien notre sujet.
Selon les responsables et durant l’année 2009, sur l’ensemble des enfants admis à l’hôpital, 11% ont connu la mort. Ce qui représente un pourcentage alarmant. Parmi les maladies qui menacent la vie de l’enfant errachidi, on cite : la méningite, les infections pulmonaires, la déshydratation, l’épilepsie, le diabète, les piqûres des scorpions et les intoxications.
A part le côté héréditaire, les pédiatres que nous avons contactés nous ont signalé trois facteurs essentiels qui causent la maladie ou même le décès de l’enfant à savoir la pauvreté, l’analpha-bétisme et le poids des traditions.
En effet, une grande partie de la population de la région vit dans des conditions précaires. Les familles sont incapables d’assurer les frais de déplacement et de soins de leurs enfants. Ainsi, ils se convertissent par ignorance vers quelques traditions parfois meurtrières :
· Chez beaucoup de femmes enceintes, on n’a pas cette culture de consulter le médecin pendant la période de grossesse.
· D’après les statistiques, près de 60% des femmes donnent naissance à leurs enfants à la maison. Ainsi, et loin de l’intervention médicale, on assiste soit à la mort de la mère, soit à la mort de l’enfant, soit à la mort des deux à la fois.
· Lors de l’accouchement à domicile, certaines sages-femmes traditionnelles utilisent des instruments tranchants non stérilisés. Ce qui provoque des infections dangereuses comme le tétanos néonatal.
· Après la naissance de l’enfant, certaines traditions dictent aux mères d’appliquer l’antimoine aux yeux des bébés et le henné sur leurs cordons ambilocaux. Ces gestes peuvent provoquer des inflammations sérieuses et parfois même la cécité.
· Une fois que l’enfant tombe malade, on tente à le soigner à domicile en utilisant des herbes et des plantes médicinales. Ce qui l’expose à des intoxications parfois très graves.
Pour conclure, notre gouvernement doit doubler les efforts et mener une politique globale dans le but d’améliorer la situation sanitaire de nos enfants puisque un bon état de santé favorise un équilibre économique de la société. Reste à signaler que la scolarisation de la fille joue un rôle très important dans la préparation d’une mère responsable car chaque fille qu’on enseigne est une génération qu’on gagne.
Omar Kayas 1 Sc.6
Hafid Alaoui Kaouthar1Sc.4
El Amraoui Khadija 1 Sc. 4
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Coup d’œil sur
les enfants
abandonnés :
En visitant l’hôpital Moulay Ali Chérif à Errachidia, on ne restera jamais insensible devant la section des enfants abandonnés. Des petits êtres que leurs parents ont abandonnés de bon gré. Il est vrai qu’il y a des infirmières qui prennent soin eux et qui leur donne à manger, toutefois, ils souffrent d’un manque d’intérêt, d’amour et affection.
Lors de mon enquête à l’hôpital, j’ai rencontré une des femmes qui s’occupe de ses enfants abandonnés. Elle m’a bien accueillie et elle a répondu à toutes mes questions à cœur ouvert.
Q. : Combien d’enfants avez-vous ici ?
R. : Actuellement, on a dix.
Q. : Qui vous amène ces enfants ?
R. : La police, les gendarmes et parfois des femmes laissent leurs enfants à l’hôpital.
Q. : Qui s’occupe de leur nourriture ?
R. : C’est l’hôpital qui les prend en charge. Toutefois, il y a des associations civiles qui nous amènent des vêtements, du lait, etc.
Q. : Comment sont les conditions de vie dans cet espace ?
R. : On essaye de créer une ambiance familiale. Ils ont la télévision, les jouets et chacun à son propre lit.
Q. : Quel est le nombre de femmes qui s’occupe de ses enfants ?
R. : Nous sommes huit femmes et nous travaillons à tour de rôle.
Q. : Quelles difficultés avez-vous rencontrées en vous occupant de ses enfants ?
R. : Jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé de difficultés. Mais, on espère encore de l’aide de la part des gens d’Errachidia.
Q. : Depuis quand cette maison est construite ?
R. : il y a presque une année.
Q. : Et avant, ils étaient où ?
R. : ils étaient à l’hôpital au service de la pédiatrie.
Q. : A l’âge de leur scolarisation, qu’est ce que vous faites ?
R. : je ne sais pas vraiment parce qu’ils sont encore petits et il y a plusieurs familles qui veulent adopter ces innocents. Donc, jusqu’à présent, on n’a pas été confronté à ce problème.
Ces êtres innocents ont besoin de vous, de vos visites, de vos sourires, de vos cadeaux. A chaque fois que vous pensez à vos enfants, pensez à eux. Ils méritent votre attention.
Hafid Alaoui Kaouthar1Sc.4